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Aesthetic of Haunting: The Rememory as the Healing of Historical Trauma in Toni Morrison’s Beloved (1987)
- 22 mai 2026
- Publié par : admin
- Catégorie : Baobab N°41
Auteur(s) : N’GUESSAN Konan David
Doctoral Candidate
Université Alassane Ouattara
knguessan512@gmail.com
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Mots-clés : Commodification, Haunting, Literature, Necropolitical, Somatic, Rememory
Résumé : S’appuyant sur mon enquête précédente en rapport avec l’intersectionnalité du capital et de la consommation somatique dans la fiction postmoderne Money a Suicide Note de Martin Amis, l’article de recherche actuel explore le pouvoir transformateur de la « mémoire » dans Beloved de Morrison. En fait, la marchandisation du corps dans la littérature contemporaine incarne souvent une reddition volontaire aux forces du marché, le roman de Morrison met en valeur la « mort sociale » récalcitrante élaborée par Achille Mbembe en lien
avec les traces de l’esclavage. Cet article vise à démanteler la présence du fantôme en tant qu’artefact de la critique narrative. C’est dire que l’expérience de la hantise permit de voir les mots un rappel chronique du passé réclamant sa reconnaissance. Cela signifie qu’en se référant à ce qui n’est pas dit dans le roman, l’analyse établit une base solide qui peut aider les Afro-Américains à se souvenir de leur propre histoire et à être reconnus comme faisant partie de leur vie. En explorant les cicatrices de la protagoniste Sethe comme repère de la douleur,
j’affirme que la présence spectrale du fantôme agit comme un instrument de décolonisation. L’étude conclut que l’utilisation par Toni Morrison de la hantise ne consiste pas seulement à révéler le traumatisme, mais constitue une revendication radicale de la souveraineté des Noirs face aux registres nécropolitiques de l’histoire. L’histoire peut cicatriser mais la trace demeure éternelle.
Abstract : Built upon my previous investigation on the intersectionality of capital and somatic consummation in postmodern fiction Money A Suicide Note by Martin Amis, the current research paper explores the transformative power of ‘rememory’ in Morrison’s Beloved. In fact, the commodification of the body in contemporary literature often epitomizes a voluntary surrender to market forces, Morrison’s novel earths the unwilling “social death” elaborated by Achille Mbembe in relation to the slave trade. This paper aims at dismantling the presence of ghost as an artefact of narrative criticism. It means by referring to the unsaid in the novel, the
analysis extricates a solid basis which can help African American to remember their own history and be recognized as part their life. While exploring the protagonist Sethe’s scars as the landmark of pain, I state that the spectral presence of ghost works as a decolonial instrument. The study concludes that Toni Morrison’s use of haunting does not only consist in revealing the trauma, but it is a radical claiming of Blacks’ sovereignty against the necropolitical ledgers of history. History may heal but the trace remains eternal.