Poetics of Fear in Athol Fugard’s Statements after an Arrest under the Immorality Act
- 9 avril 2023
- Publié par : admin
- Catégorie : Baobab N°29
Auteur(s) : Koffi Jules KOUAKOU
Félix Houphouët-Boigny University
kjuleskoffi@yahoo.fr
Télécharger l'article
Mots-clés : Peur, racisme, catharsis, justice raciale, théorie postcoloniale.
Résumé : Cet article explore le motif de peur dans Statements after an Arrest Under the Immorality Act (1974), une pièce de théâtre d’Athol Fugard. Cette tragicomédie dépeint une liaison amoureuse interraciale interdite entre un mulâtre et une libraire blanche célibataire pendant la période de l’Apartheid en Afrique du Sud. Au moyen de la critique postcoloniale, l’analyse porte plus singulièrement sur le rapport de la peur à la haine et leur enchevêtrement qui fonde la « loi d’immoralité » raciste dont la pièce se fait l’écho. Elle étudie en conséquence les
manifestations à partir desquelles la peur suscite la mise en place de lois et d’instituions qui engendrent une psychose de peur paralysante qui, en retour, alimente le racisme. Partant de ce point, elle entrevoit le racisme comme un acte de lâcheté. En conséquence, elle démontre comment le dramaturge déplace la fonction thérapeutique de la peur pour soutenir son esthétique réaliste dans le combat contre l’oppression humaine. En définitive, l’article évalue la portée de la pièce théâtrale de Fugard dans la contribution littéraire à l’avènement d’une justice raciale.
Abstract : This article explores fear motif in Statements after an Arrest under the Immorality Act (1974), a play by Athol Fugard. That tragicomedy depicts an anti-miscegenational sexual relation between a Coloured man and a White spinster librarian during the Apartheid rule in South Africa. Basing on a postcolonial analytical approach, it particularly examines the relation of fear to hatred and their mutual feeding which foregrounds the racist “Immorality Act” in the play. It henceforth peruses the mechanisms whereby fear prompts to enact laws and erect institutions which create paralyzing fear psychosis that feeds racism. It then postulates racism as an act of cowardice. Subsequently it shows how the playwright displaces the cathartic function of fear to support his naturalistic aesthetic which pledges to combat human oppression. Ultimately, the study attempts to evaluate Fugard’s play within the framework of literary contribution to racial justice.