Revue Baobab

REVUE BAOBAB

Auteur(s) : Nongotiala Sidiky SILUE, Ph.D.
Maître de Conférences, Département d’Anglais, Université Félix Houphouët-Boigny de
Cocody, Côte-d’Ivoire, nongotiala@gmail.com
Ibrahima KARAMOKO
Doctorant, Département d’Anglais, Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Côted’Ivoire
brahimansir@gmail.com

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Mots-clés : Enseignement supérieur, ASP, Politique linguistique, affordance, didactique, écosystème, agentivité

Résumé : Le contexte de cette étude est le système éducatif ivoirien, principalement l’enseignement supérieur. L’étude pose la question de la place véritable de l’anglais dans le système éducatif ivoirien et la politique linguistique qui sous-tend son enseignement apprentissage. Chose qui pourrait permettre d’en tirer les conséquences didactiques et académiques. Quelle est la place de l’anglais de spécialité dans le système éducatif ivoirien, notamment au supérieur ? En quoi le volume horaire qui lui est consacré est-il un indicateur de cette place ? Quelle est la nature de la politique linguistique qui sous-tend son enseignement apprentissage ? Le maintien de l’anglais comme matière à part dans les curricula au supérieur se justifie-t-il ? Quelles seraient les implications de sa mise en option au niveau de
l’enseignement supérieur publique ? Telle est l’ossature de la problématique qui sous-tend notre étude. Par le biais de questionnaires et guides d’interview, des données, à la fois quantitatives et qualitatives, ont été collectées. L’analyse desdites données a permis de comprendre que les autorités/l’appareil administratif dans son ensemble, et dans une large mesure, contrairement aux apparences, mènent une politique linguistique tacitement et informellement hostile à
l’anglais au profit du français, langue officielle du pays. Pour une optimisation de l’utilisation des ressources, entre autres financières, didactiques et pédagogiques, il semble nécessaire de faire passer l’anglais en option ; ce qui permettra à l’enseignant d’accroître l’agentivité de chaque apprenant pendant sa formation en l’aidant à tirer profit de l’affordance du prodigieux écosystème didactique et surtout technologique nécessaires au développement des compétences visées. 

Abstract : The context of this study is the Ivorian educational system. The study raises the question of the true place of English in the Ivorian educational system and the language policy that underlies its teaching-learning, particularly in higher education. Something that could allow us to draw the didactic and academic consequences. What is the place of specialized English in the Ivorian educational system, particularly at the higher level? To what extent is the time devoted to it an indicator of this place? What is the nature of the language policy that underlies
its teaching-learning? Is maintaining English for Specific Purposes (ESP) as a core course in higher education curricula justified? What would be the implications of turning it into an elective at the level of public higher education? This is the framework of major questioning that informs our study. Through questionnaires and interview guides, both quantitative and qualitative data were collected. The analysis of the forgoing has made it possible to understand that the bulk of the administrative body, contrary to appearances / public declarations, actually enforces a language policy that is tacitly and informally hostile to English, but in favor of French, the official language of the country. To optimize the use of resources, including
financial, didactic and pedagogical resources, it is necessary to give ESP an elective status which will allow the teacher to increase the agency of learners during their training by helping them to take advantage of the affordance of their prodigious didactic and especially technological ecosystem that come in handy, for the development of the targeted skills.